Nadocyte / Spectacles (maj:10/08/99)
 

Sarclo est de retour avec un nouveau disque. Je suis allé le voir au Café de la danse le mardi 26 janvier 99 et je me suis fait arnaquer.
Eh oui, Sarclo est de retour pour une semaine dans notre grand village (comme dit le Bel Hubert) avant une tournée triomphale en France (cf. Sur Scène). Pour cha
uffer la salle, il nous a proposé d'écouter son copain, le Bel Hubert. 20 minutes sympathiques, fraîches et dépaysantes. Et puis le voilà. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise, Sarclo = Sarclo avec ses habituels "Twist and Shout and Kasatchok" endiablés: Je me tortille en gueulant et en dansant le Kasatchok (la philosophie Sarclo). Les trio de musiciens est très au point. Daniel Mille, l'accordéoniste, est une attraction à lui tout seul. Il produit toutes sortes de sons, de chants, de sifflements, il se sert de son accordéon comme d'un instrument à percussion, qu'il cogne, gratte, secoue. De temps en temps il en joue et c'est superbe. Denis Margadant est toujours là, fidèle au poste, précieux et efficace. A la contrebasse Mathias Demoulin fait aussi percussionniste avec sa grosse caisse et son cintre triangle. Il y a bien aussi un guitariste chanteur qui cherche un peu ses marques. Il nous le dit lui même: "C'est le bordel, on a pas beaucoup répété, on vient d'enregistrer un disque." C'est du Sarclo pur sucre avec ses faux départs, ses provocations, sa poésie, son antiracisme, et son humour habituel. Quand on aime le personnage, on passe sur les imprécisions et on se régale avec tout le reste, jusqu'au jour où on se régale aussi avec les inversions d'intros plus ou moins maîtrisées. Quelques anciennes chansons en solo et sans sono, un plaisir de ré entendre la saga des machins et des zinzins. Non, tout est bien conforme. Les nouvelles chansons ne me laissent pas de souvenir impérissable mais je ne suis pas un rapide, il faudra les écouter sur le disque. Alors elle était où l'arnaque ? A la sortie, j'arrive le premier devant les disques en vente: "J'ai, j'ai, j'ai, celui là j'ai pas, c'est normal, c'est le nouveau, j'ai, j'ai, tiens celui là je n'ai pas non plus." Et je prends les deux, bêtement inconditionnel, il me faut toute l'oeuvre, je ne retourne pas le disque, je ne lis même pas le titre. Et c'est dans le train, 20 minutes plus tard que j'ai regardé mes disques. C'était piégé: le nouveau, pas de problème, mais l'autre, je l'avais déjà, dans un autre emballage. Le nouvel emballage, il est magnifique! Mais les chansons à l'intérieur.... elles le sont aussi. Je suis tombé dans un piége à cons et je n'arrive pas à en vouloir au vendeur. C'était sans doute un test d'intelligence et j'ai échoué. Ça me fait un disque à offrir, mais je vais garder la nouvelle pochette.

En conclusion: allez vite voir Sarclo, c'est un bonheur, mais méfiez vous en sortant, même si ça ne saute pas aux yeux:

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