eric@ericnadot.com Nadocyte / Les rendez-vous (maj:02/01/2003) Retour page d'accueil

Les archives des Rendez vous : année 2002

Cela se complique vraiment, je n'ai plus le temps de remplir exhaustivement cette rubrique en commentant tous les spectacles et ajoutant une petite photo. Voici quand même quelques noms et dates. On peut en discuter si cela vous intéresse.

Jacques Haurogné et Thierry Garcia ont chanté les fabulettes d'Anne Sylvestre
à Kiron Espace
en décembre 2002
J'y suis allé en famille voir ces fabulettes qui entament une nouvelle aventure. Après 3 années d'Inspecteur Jako, voici Capitaine Jako qui va tourner en 2003-2004 dans toute la France et au Québec, au Maroc .....

Laurent Viel à Kiron Espace le 6 décembre 2002
10 rue La Vacquerie 75011 Paris 20 ième M° Voltaire ou Philippe-Auguste à 22h15

- Il chante juste (c'est un point de départ intéressant)
- Il y met de l'énergie (d'autres l'ont fait avant lui, certes !)
- Il peut avoir de l'humour (je dirai même plus, il en a)
- Il a des choses à dire (il s'est fait aider par un vrai auteur pour en
faire des chansons).
- Il est accompagné par deux excellents musiciens (l'irremplaçable Thierry Garcia à la
guitare et le non moins talentueux Jean-Luc Pacaud aux percussions)

Laurent Viel cela me plaît de plus en plus, j'y retournerai ... encore...

Pascal Rinaldi Le 4 décembre 2002, au Centre Culturel Suisse, rue de Francs Bourgeois, Paris
Je l'ai entendu chanter 3 chansons en invité surprise de Xavier lacouture au Limonaire. Ensuite j'ai écouté son CD, c'est vraiment pas mal du tout. Alors le 4 décembre, j'y étais.

Co récital : Simon Gerber - Pascal Rinaldi

1) Simon Gerber : Un sourire jusqu'aux oreilles, une voix pleine d'énergie (sans gueuler). Je découvre, première chanson, super ça me plait bien, il faut juste faire un effort pour bien suivre le texte. Et puis de chanson en chanson j'ai eu de plus en plus de mal à suivre les textes, j'aime qu'on me raconte des histoire, encore faut-il que la sono nous laisse entendre les mots. Comme je ne connaissais rien, j'ai décroché petit à petit et je me suis laisser porter par la musique. Pas de chance pour moi, je ne suis pas trop jazz. Au final, j'ai eu l'impression d'être passé à côté. Je crois qu'avec ses mots il fait plus de la musique que de la chanson, est-ce parce que je savais dès le début qu'il est contrebassiste ?
A la fin, la dernière chanson, de Sarclo, lui va très bien sauf qu'à mon avis il la tire un peu en longueur. Je connaissais les paroles et je me suis dit à ce moment là que si ses textes sont de ce gabarit là alors ça
devrait me plaire. A revoir à l'occasion.

2) Pascal Rinaldi : Changement de style, mais sono pas mieux grrr !!!! Disons qu'il est sans doute plus difficile de réinstaller un plateau en 25 minutes et que cela ne doit pas aider. Coup de chance, là je connais les textes et le voyage a été somptueux. Pas besoin de se concentrer pour saisir les mots, il n'y a plus qu'à se laisser porter par le spectacle. Et du spectacle il y en a, c'est beau, c'est musical, très musical. Une complicité de tous les instants entre les 6 artistes, chacun dans son monde et pourtant tous là, tous ensemble. Un batteur (Vincent Zanetti) assis en tailleur au milieu de ses instruments, grosse présence musicale tout au long du spectacle, par contre entre lui et moi il y avait Pascal alors je n'ai pas pu apprécier son jeu de scène. Une choriste au premier plan sur la scène (Carine Tripet) assez discrète au début et de plus en plus présente et vivante au fur et à mesure. Un bassiste (Christian Michaud), au début je l'ai trouvé excessif, dans ses mimiques, dans son jeu de scène et puis je me suis habitué, il a contribué à faire de ce tour de chant un spectacle vivant. Oui très vivant et très sympa, comme Olivier Forel (accordéon), un grand sourire, quelques petites blagues entre les chansons, et quelques notes mine de rien pour soutenir les copains. Il y avait aussi un sphinx sur scène : Blaise Lucianaz (guitare électrique). Comme il ne faisait rien (d'autre que jouer) je l'ai beaucoup regardé en me demandant si il allait tenir jusqu'au bout ... il a tenu. Au milieu de tous ces gens : un ACI que je ne raterai pas à son prochain passage capital.

J'ai lu quelque part il y a quelques temps : (à peu près) "les chansons prennent par la musique et durent par les textes". Sur ce coup là il y a tout ce qu'il faut. Pas du tout mon truc d'habitude ou peut-être qu'il faut que ce soit très fort ! C'est un genre de machine incroyable, rodée, rouleau compresseur musical, un truc qu'on peut
prendre au premier degré (visuel et sonore) et puis au second degré (les mots) c'est superbe, pour le degré suivant c'est dans mon salon.

Conclusion : Surpris, j'ai vraiment aimé cette soirée. Un peu comme Néry m'avait décoiffé par sa présence et sa musicalité, Pascal m'a fait voyager et c'est passé trop vite, tellement vite qu'il n'a pas chanté ma chanson préférée, je n'y croyais pas, c'est LE point négatif avec aussi le fait que je voulais me payer son CD précédent et que je n'ai vu que le dernier sur les présentoirs.

Imaginez la plus belle des musique là dessus :

Si
(petite cousine des oiseaux de passage)

Si, une fois ne serait pas coutume
Si, on se laissait pousser la plume.
Si, en s'envolant par la fenêtre,
si on se disait ni Dieu, ni maître
Si du vase débordait la goutte
si on s'mettait à tailler la route
Si, et pour qu'enfin le coeur s'épanche
si on passait notre vie dans les branches

Ah ! briser l'anathème
se défaire de nos liens
n'compter que sur nous-mêmes
Viens.
Ah ! purger la vipère
Ah ! vider le venin
qu'est-ce qu'on en a à faire ?
Rien
Ah ! relever la tête
ah ! émerger enfin
j'y suis presque, es-tu prête ?
Bien
Ah ! sortir de la vase
liquider le trop-plein
avançons d'une case.
Viens

Si on remuait un peu la cendre
si, y a pas de raison pour attendre
Si, un matin à notre réveil
si on mettait Paris en bouteille

Si du vase débordait la goutte
si on s'mettait à tailler la route
Si, et pour qu'enfin le coeur s'épanche
si on passait notre vie dans les branches

Caludine Lebègue au Limonaire les 27 et 28 novembre 2002
Nouveau CD, nouveau spectacle, Claudine est de retour à Paris avec son accordéon, accompagnée par Alexandre Leitao à l'accordéon lui aussi. Caractère, énergie, humour. Elle a débuté dans le métro où elle a enchanté toutes les correspondances. De la chanson "réaliste", mais pas que du triste ... Impensable de rater ça, j'y étais le mercredi 27

Xavier Lacouture au Limonaire tous les mardis d'octobre 2002 (sauf le 1er)
j'y étais le mardi 8 et le 15 octobre.

A ne pas manquer il est sans doute mon artiste préféré sur scène, q
uelle soit grande ou petite il nous prend dès le début et ne nous lâche plus. Vous pouvez aller voir les témoignages d'anciens anonymes qui sont devenus des amis après les avoir croisés un soir de concert.

Anne Sylvestre à Québec, Théâtre Petit Champlain
Oui, j'y étais le jeudi 31 octobre, les 1er et 2 novembre. Enorme souvenir, pas de mots pour ça ...

Le 9 septembre 2002, au Café de la Danse , le groupe Evasion
Ce que dit le présentation : Six femmes qui s'amusent à nous parler d'amour, de sensualité, à jouer, virtuoses, avec les mots, les idées, la musique, leurs sourires, leur vitalité !
Moi je ne connaissais pas, soirée découverte, très réussie.

fin septembre 2002, en Suisse à l'Usine à Gaz à Nyon :
Mon imagination crée des amis parfaits pour l'avenir mais en attendant je me contente de n'importe qui.
Un spectacle écrit et mis en scène par Meriem Menant (Emma la clown). Interprété par 3 comédiens cascadeurs tragiques. C'est surréaliste et drôle mené à 200 à l'heure. Je pense y être le jeudi 26 et le vendredi 27.

Comédie chirurgicale d'Henri Courseaux. Le 28 juin 2002
Dans l'étrange clinique du professeur Beydon : Henri Courseaux, un modeste employé de banque répondant à une annonce de presse alléchante, est mis sous surveillance musicale dans l'espoir d'être transformé en chanteur d'opéra. Par manque de " moyens ", il ne pourra se payer que l'option la moins chère du traitement : Chanteur à texte!...
Rien que ça et je commence à sourire et ça fait déjà du bien. En plus c'était à l'Auditorium St Germain, j'aime cette salle, j'y ai plein de bons souvenirs (Le partage des eaux d'Anne Sylvestre, les Racoins, les Désaxés, les Voice Messengers ...)
Parmi les chanteurs qui m'ont fait passer de bons moments il y en a qui ont aussi la casquette de comédien. Je pense à Ariane Dubillard et à Gérard Morel. Ces gens là savent occuper le paysage. Henri Courseaux est un comédien qui a un jour fait le pari de chanter. C'était RE-MAR-QUA-BLE d'intelligence, de poésie, d'humour, un vrai specatcle vivant. Ce qui frappe c'est q'Henri Courseaux donne TOUT. Il y a même eu des moments ou j'ai zappé la chanson pour me reposer tellement la précédente était forte. Je n'ai qu'une envie concernant ce spectacle : le revoir, c'était très (trop ?) dense. Il démarre, il mérite une grande carrière.

Laurent Viel au Sous Sol le 10 juin 2002
Le Sous Sol est un lieu pour les jeunes pousses, c'est un lieu bio comme dit Cathy Sabroux, un endroit où on accueuille mais surtout accompagne les artistes.
C'est la troisième fois (en 5 mois) que je voyais au Sous-Sol, c'est de mieux en mieux, ce n'est peut-être pas lui qui progresse si vite mais moi qui apprécie de plus en plus son énergie, son feeling, son humour, la façon qu'il a de traiter les sujets qu'il aborde (sa mère, ses amours, ses amitiés, Sylvie Vartan. Sa façon de reprendre (une chanson de) Brel est très crédible, ce n'est plus tout à fait du Brel, c'est l'interprétation de laurent Viel et ça tient la route. Bon, je me laisse aller, j'avoue : certains textes sont de Xavier Lacouture (rigolez pas
!) mais ce n'est pas le Lacouture que je connais, c'est un Lacouture différent, qui a travaillé pour et avec Laurent Viel et l'a aidé à mettre en chansons tout ce qu'il a envie de dire.

Bernard Joyet : Prolongations au Théâtre des Déchargeurs. Je ne pourrais que répéter ce que j'ai déjà dit sur Bernard Joyet sauf que c'est de mieux en mieux. Son Gérontophile et sa version courte de la Bible sont très drôles, mais il y a toutes sortes d'émotions dans ce spectacle, il a fait un tabac à Barjac, courrez-y.
Festival de Portes les Valence les 24, 25 et 26 mai 2002 :
- la madame pipi de Claude Semal en duo avec Dimitri.
- le bon en avant du groupeEntre 2 caisses. Leur nouveau spectacle est encore meilleur que le précédent. C'est monté d'un cran, toujours un choix de textes remarquable, Sarclo, Bernard Haillant, Gaston Couté, Claude Semal, Pierre Dac, Leprest et plein de choses surprenantes. Ils ont franchement progressé dans la mise en scène, humour, émotion, j'ai beaucoup aimé.
- Bénabar qui a ranimé la flamme après le Soldat Inconnu (qui l'est encore pour moi, j'ai ramé). Je ne connaissais pas (sur scène), rien d'exceptionnel dans les textes ou même dans les musiques, mais c'est tellement bien fait, sans prise de tête, ce qu'il faut de frime et d'humour, c'est léger très léger, il n'y a qu'à suivre ça va tout seul
et ça fait du bien.
- Nicolas Jules avec ses prises de risques et ses décalages incroyables. Jamais vu ça avant. Un type qui casse l'ambiance volontairement, qui ratrappe le coup et qui replante tout aussitôt et ainsi de suite.
- Vincent Baguian a dans son répertoire une des plus belles chansons que je connaisse sur la maternité (les vélos d'Amsterdasm). Quand il aura levé le pied sur l'almanach Vermot et qu'il utilisera son talent a faire d'autres chansons comme celle ci ce sera superbe. On passe de bons moments avec lui, il y a (à mon avis) de la marge de progression. Si on cristallise sur les jeux de mots (moi j'aime bien mais lui il exagère) on passe à côté de sa névrose ordinaire ou de son type du soir alors que sa femme est du matin (ou l'inverse).
- Yannick Le Nagard en plein forme, il m'a fait penser à Ricet Barrier, drôlr, très drôle.
- Gérard Morel quand il est sur scène, il est notre hôte, on est bien et la soirée passe trop vite.

Bruno DARAQUY chante Gaston COUTÉ, le 12 avril 2002 au Théâtre des Déchargeurs. Il fait ça à merveille, grosse présence, des textes du début du siècle qui sont toujours d'actualité, chapeau.
Paule-André Cassidy au Limonaire les 3 et 4 avril 2002
C'était magnifique, une splendide interprète qui reprend au passage Boby Lapointe alors que cela me semblait risqué ou même impossible. C'est surprenant. Elle chante aussi Anne Sylvestre, Pierre Perret, Barbara, Prévert, Gilles Vigneault et d'autres auteurs Québecois. A (re)voir dès que possible.

Haurogné à 4 voix

Après le sortie en avril 2000 de son dernier album "Fenêtres". Jacques Haurogné a souhaité une nouvelle formule musicale plus vocale : 4 voix pour chanter les mélodies intérieures et développer la musique des mots, baignées par l'univers musical de Haim Isaacs et Thierry Garcia.

Reprise du spectacle au Théâtre de Dix Heures
les lundis de janvier à avril 2002.
01 46 06 10 17

avec Haïm Isaacs, Cathy Gringelli, Jean Marc Collet et Thierry Garcia. Guitare et voix. J'ai vu la création à Issoudun le 14 février 2001, j'ai revu le spectacle en mars 2001 au Théâtre de Dix Heures c'est très réussi, j'y suis retourné, ça valait vraiment le coup.

Ariane Dubillard à Kiron Espace le 12 mars 2002 à 20h30. Comédie, humour surréaliste (textes de Roland Dubillard) et chant. J'ai beaucoup aimé beaucoup ce spectacle.

Emma la clown au Théâtre du Renard du 22 janvier au 28 février 2002
SPECTACLE OBLIGATOIRE, j'en ai déjà causé, je confirme, j'aime beaucoup.

La fête à Michèle Bernard à Toulouse le 19 janvier 2002
L'association Voix Express a fait la première parte de ce spectacle en reprenant des chansons de Michèle Bernard. Grands moments, ovation des 400 personnes, quelques photos

La veille les ateliers Voix Express accueuillaient Anne Sylvestre, là encore quelques chansons (d'Anne cette fois) en première partie et puis un Partage des eaux qui a été un vrai partage avec le public excellent de la salle Nougaro. Lettre à Elise avec délire piano de Mathieu Gonet et grande complicité entre les deux artistes, quelle soirée !