eric@ericnadot.com Nadocyte / Les rendez-vous (maj:06/09/2002) Retour page d'accueil

Les archives des Rendez vous : année 2001

Le 7 octobre 2001 j'étais au Fanal de Nazaire pour un marathon Brassens.
C'était la fête, c'était la messe. En 15 heures, 14 artistes ont chanté l'intégrale Brassens, 144 chansons. La faute à qui ? A Michel Buhler qui a réuni autour de lui des artistes amis qui se sont vraiment fait plaisir. Quel plaisir de retrouver la voix de François Béranger qui a ouvert le spectacle avec la chasse aux papillons, de découvrir Angel Para avec son style unique (il suffit de passer le pont, le bistrot), d'entendre Isabelle Mayereau
(brave Margot). Certains des plus grands noms de la chanson française étaient là. Anne Sylvestre, une grande dame qui, malgré une extinction de voix à fait passer beaucoup d'émotions (La visite, 95 fois sur cent,
Bonhomme), Romain Dider, lui c'est la grande classe, quand il chante cela devient du Romain Didier. J'ai ressenti ça mais je ne me souviens plus des titres, c'est très long 144 chansons mais ça passe à tout allure, j'aurais du prendre des notes. Jj'ai eu un peu de mal avec le style de Francesca Solleville, elle a une belle voix mais je n'aime pas trop sa façon de tenir la fin des mots, question de goût. Joël Favreau a beaucoup tenu la barraque en interprétant des chansons pas toujours faciles (côté textes) il a réussi a glisser au milieu une chanson de MLF, une belle chanson : La visite qui fait référence à Supplique pour être enterré sur la plage de Sête.
Musicalement, bien sûr Favreau c'était nickel avec un accordéoniste (Jean Christophe Franchin) qui a bouleversé toute la salle. Michel Buhler en bon capitaine en a aussi chanté beaucoup mais des plus connues (Les trompettes de la renommée, les 2 oncles, les casseuses). Ricet Barrier nous a fait des interprétations très classiques (Le mauvais sujet repenti) mais, en bavard de première catégorie, nous a servi quelques anecdotes et quelques bons mots pour le plus grand plaisir de la salle. Il a aussi fait la surprise d'amener avec lui Valérie Ambroise (2 chansons) qui a été ovationnée. Julos Beaucarne avait choisi les chansons de Victor Hugo (pas étonnant), c'est donc plus facile de citer quelques titres : Gastibelza, La légende de la nonne et
aussi Marquise (Corneille) On n'a pas coupé non plus a une chanson traduite en wallon (L'auvergnat je crois). Gilles Servat, que je ne connaissais pas avec un trac d'enfer et un sacré coffre. Il a su fairechanter le public (Le boulevard du temps qui passe, Le roi). D'autres artistes, moins connus comme Claude Semal (La mauvaise herbe et une version très réussie de Mélanie), Xavier Lacouture (superbe Bécassine et une fessée de première), accompagné superbement par Franck Stékar (je ne sais pas comment cela s'écrit) sont venus compléter efficacement cette liste. De grands moments avec Michèle Bernard qui a attaqué très fort avec "le vieux Léon" une voix à vous faire pleurer et qui plus tard a chanté magnifiquement les oiseaux de passage. Il valait mieux passer avant elle qu'après. C'est d'ailleurs elle qui a clôturé la liste avec Saturne et Le temps ne fait rien à l'affaire. Le public était aux anges, il chanté de plus en plus au fur et à mesure que la journée avançait
vers la nuit. Nous nous sommes quittés à 1h du mat en chantant, bien évidemment, les copains d'abord.
Un mot aussi de l'organisation : des gens qui sont capables de faire manger environ 500 personnes en une heure et à 1 km du théatre sont capables de tout. Les horaires ont été globalement respectés, chapeau !
Tiens, j'ai failli oublier l'animatrice, Monique Giroux, de Radio Canada. Qui a été très bonne avec tout ce qu'elle avait préparé et peut-être un peu moins inspirée quand elle improvisait. Mais son rôle était capital, elle a permi de garder le rythme. Elle nous a aussi donné une version canadienne du refrain de la ronde des jurons (tout en
ustensiles d'église). Le son de Julius était excellent, pas étonnant qu'Anne Sylvestre travaille avec lui depuis si longtemps.
Vous pouvez trouver quelques photos sur le site de Xavier Lacouture.

Au Limonaire le 19 juillet 2001 : Antoine Tomé. J'y suis allé pour ne pas rester sur le sentiment très mitigé que m'avait laissé sa scéance d'enregistrement public en avril à la Maroquinerie. Tomé au Limonaire est dans son élément, dans ce cas là il est irrésistible. Il enchaîne très bien chansons tendres ou poêtiques, et délires visuels ou sonores, c'était un plaisir. Allez y un jour, après vous pourrez dire : je l'ai vu, cela ne ressemble à rien d'autre. Un bon dîner plus un bon moment, que demander de plus ???
Au Limonaire le 11 juillet 2001: Jean Dubois, j'y étais (découverte), j'ai pas tout compris mais j'ai aimé ce que j'ai pigé et j'ai aimé aussi la forme. Jean Dubois passe de la guitare au piano, joue aussi de l'harmonica. Une écriture sympa, moderne, pas une grande voix mais une sono parfaitement équilibrée, de l'humour, un sens certain du contact. Au final : je n'ai pas trouvé toutes les clefs, il faudra y retourner. Une photo un de ces jours.
Vendredi 29 et samedi 30 juin 2001 j'étais au Limonaire pour écouter 3 artistes dont Isabelle Faës et Gaspard LaNuit. Deux soirées pleines de copains avec dîner et spectacle ensuite. Le slam de Nada, la magnifique voix d'Isabelle et le piano énergique de Laurent, enfin les musiques variées et la présence souriante de Gaspard LaNuit complice avec ses musiciens. J'aime la convivialité du Limonaire, j'aime passer de bonnes soirées comme celles ci.

Du 1er au 16 juin 2001 à 20 heures au Théâtre Les Déchargeurs :

Eric Toulis faisait son intéressant
avec les yeux d'Alain Bernard très présents et très complices
(les mains d'Alain Bernard sont là aussi : au piano).

De l'humour, parfois grinçant, de la présence, du contact, on a rigolé, à revoir à l'occasion, avec Les Escrocs par exemple.

Il y a 15 ans, environ, j'ai raté mon premier rendez-vous. J'étais bloqué sur un boulot à Bordeaux et j'ai pris l'avion suivant, trop tard pour aller ensuite au TLP Dejazet pour le concert que j'avais prévu de voir. Et puis j'ai raté mon deuxième rendez-vous. C'était une résidence à Ivry. J'habitais tout près, à Vitry. Mais les 3 semaines ont passé trop vite, je me suis trouvé tout bête quand j'ai réalisé que j'avais laissé passer la dernière. Jamais 2 sans 3. J'ai acheté le CD "Voler..." et je n'ai pas accroché. Enfin, c'était il n'y a pas bien longtemps, un duo avec Rémo Gary (magnifique le Rémo) à Valence. C'était trop loin pour moi. Mais mardi 14 mai 2001 j'étais à St Etienne pour écouter enfin Michèle Bernard. Quelle déception.... d'avoir raté toutes les occasions précédentes. En 10 minutes je suis devenu un inconditionnel. J'ai compris ce qu'ils lui trouvent tout ceux qui m'en ont dit tellement de bien. Michèle Bernard est une bête de scène, un monument, une artiste majeure. J'ai parlé il y a peu de Néry en disant qu'il m'avait donné un choc que seul Higelin m'avait donné avant. Michèle Bernard c'est Higelin en mieux ! J'ai même pensé un instant : "Lacouture au placard !". N'allez pas me dénoncer ! Mais d'ailleurs il serait d'accord, il me l'a toujours dit qu'il fallait voir ça, toute cette énergie, cette générosité, cette musicalité, cet humour et cette intelligence. A conseiller sans aucune réserve, artiste obligatoire. Valence ce n'était pas assez loin, si j'avais su..... Dans la même soirée il y avait Anne Sylvestre, inutile d'en rajouter, vous savez ce que j'en pense, c'était très bien, sauf la chorégraphie. Enfin j'ai entendu Philippe Forcioli qui se battait avec le bruit de la pluie sur le chapiteau. Il a réussi l'exploit de me toucher alors que j'avais le sentiment que plus rien ne pouvait m'atteindre après les émotions précédentes. Je vous laisse, il faut que je récupère.

5 de coeur : Je suis retourné avec plaisir à l'Auditorium St Germain. Une belle salle dans laquelle j'ai vu tellement de bons spectacles. "Un ensemble vocal qui butine dans le répertoire de la chansons française ..." dit le programme. Effectivement : Ricet Barrier, Boris Vian, Yvette Guilbert, Boby Lapointe (ça fait du bien), les Frères Jacques, mais aussi Nougaro et même Joe Dassin en rappel (la Bande à Bonnot). Quelques airs internationaux (Fever, Let's All Chant) et quelques airs classiques (Le Lac des Cygnes, très drôle, La 5ième symphonie de Ludvig) tout ça a capella (avec les cheveux). C'est très divertissant, souriant, beaucoup de rhytme, on ne voit pas le temps passer. La photo n'est pas très réussie, je n'avais pas la tête à en faire, je regardais le spectacle.

Jacques Haurogné : nouveau spectacle avec Haïm Isaacs, Cathy Gringelli, Jean Marc Collet et Thierry Garcia. Guitare et voix. J'avais vu la création à Issoudun le 14 février 2001, c'est très réussi, ça vaut vraiment le coup. J'y suis retourné le jour de la dernière, le 28 avril 2001 au théâtre de Dix heures. Les photos dès que possible.

 

Claudine Lebègue : J'avais envie de la revoir après son passage en première partie d'Anne Sylvestre à l'auditorium St Germain en novembre 2000. Je suis donc allé au Limonaire le mardi 24 avril 2001. Toujours autant de caractère, et de contact avec le public. Elle était très énergiquement (et très bien) accompagnée par Alexandre Leitao, une très bonne soirée.

Ariane Dubillard : J'avais envie de la revoir après son passage en première partie d'Anne Sylvestre à l'auditorium St Germain en novembre 2000. Je suis donc allé au Limonaire le 28 mars 2001. Interprète, dit le dictionnaire, quelqu'un qui explique le sens d'un texte, ou encore, personne qui fait connaître les intentions et les sentiments d'une autre, c'est aussi quelqu'un qui s'approprie une chanson et en fait quelque chose de nouveau. C'est exactement ce qu'elle fait, avec toujours autant d'humour et d'émotion, accompagnée au piano et aux clowneries par un Roch Havet complice et irresistible.

Xavier Lacouture : nouveau disque ("Envies d'ailes") et nouveau spectacle.
Mise en scène : Mario Gonzalez
Résidence du 2 au 25 mars 2001 à Ivry sur Seine.
J'y étais le dimanche 4 (16h), le mardi 6, le dimanche 11 (en famille), le mardi 13, le mardi 20, le samedi 24 et le dimanche 25 (la denière). Je sais, cela fait beaucoup. Mais j'ai tellement de copains à voir ces temps ci. Comme c'est le meilleur spectacle de Xavier à ce jour, j'ai donné mes rendez-vous là bas. Pas un seul retour négatif ou même moyen (sauf Philippe qui m'a dit qu'il avit préféré Melting Potes). A la guitare et à la direction musicale, l'inégalable Thierry Garcia. A la basse Gilles Michel et aux percussions Jean-Luc Pacaud.
Thierry Garcia
Lacouture n'est plus clown, il n'est plus musicien, il n'est plus chanteur français (il ne l'a jamais été ?), il n'est plus drôle, il n'est pas grave, il n'est plus enflammé : Il nous a fait un condensé de tout ce qu'il fait de mieux. Les anciens ont beaucoup aimé, les nouveaux sont revenus avec des amis... que demander de plus? Que cette "Envie d'ailes" puisse vivre partout ou le public veut voir des spectacles vivants. Ajout du 15 mai 2001 : Eh bien oui, je viens d'avoir un retour négatif, il vient de quelqu'un qui avait vu "Ca c'est du vol" (Rock'n vole) au TLP Déjazet il y a 10 ans environ. Il a trouvé ça beaucoup moins bien. Je ne suis pas d'accord, Lacouture a gagné en finesse en intelligence en sérénité. Rock'n vole c'était bien, Envie d'ailes c'est encore mieux, mais je ne suis plus objectif, sans doute !!!

J'ai été voir Néry : L'ex-chanteur des "VRP" et des "Nonnes Troppo" (que j'avais bien aimées sur CD, alors en direct...) le jeudi 22 mars 2001. La dernière fois que j'ai eu un choc comme celui là c'était avec Jacques higelin au Cirque d'hiver (Jacques Joseph Victor dort) il y a ... longtemps. Je ne connaissais rien. C'est à voir, c'est surprenant. Environnement musical exceptionnel, et moi je ne suis pas trop sensible à ça d'habitude. Humour, pêche, délire, grâvité, contact.... D'habitude j'utilise tous ces qualificatifs pour Lacouture ou Higelin mais Néry c'est Néry. Je n'ai pas tout compris, c'est très dense, on se demande toujours un peu ce qui va se passer à la chanson suivante. Une animation surréaliste sur la TEPES dans le hall d'entrée avant le spectacle, le délire s'installe, mais le délire de Néry c'est uniquement pour enrober tout ce qu'il a d'important à dire. Une sorte de lacouture déjanté. Trop bien !!! Trop surprenant !!!

Yannick Jaulin était au Théâtre de la Main d'Or du 30 janvier au 10 mars 2001.
"J'ai pas fermé l'oeil de la nuit", spectacle sur la mort.
Celui là je l'ai entendu pour la première fois au Tribunal des flagrants délires il y a 20 ans (merci Mr Claude Villers). Quand il vous attrappe il ne vous lache plus, c'est un conteur fabuleux. J'ai failli le rater, je suis allé à l'avant dernière le 9 mars. C'était monstrueusement bien. Le spectacle devrait revenir à Paris à l'automne, à ne pas rater. (A Ivry sur Seine le 9 février 2002)
Je n'ai pas le temps de faire plus de commentaires ces temps ci.
Isabelle FAES était aux Déchargeurs à Paris. Du mardi 27 février au samedi 3 mars 2001 à 22 heures.
Isabelle c'est une copine internaute, très belle voix, textes intéressants, je suis allé voir ce que cela donne sur scène. Je préfère cette version voix piano, les textes en ressortent grandis et Laurent Bres joue d'une manière très efficace, très énergique. Elle revient au Limonaire fin juin 2001.
Loïc Lantoine au Café Ailleurs les 23, 24 et 25 février 2001.
J'avais envie ne pas rater ça mais le planning saturait pas mal ces jours là... j'y suis allé, je vous raconte un de ces jours.
Marie Paule Belle à Sucy en Brie, chez moi, le mardi 27 février 2001. J'ai fait une page sur Marie-Paule, vous comprendrez en la lisant que je ne pouvais pas rater cette soirée.
J'avoue avoir été un peu déçu par le choix de chansons, et aussi par la durée du spectacle (1h15). Mais je deviens sans doute trop exigeant. Elle avait en pêche d'enfer et une grande classe, la salle était comble. Elle a fait un tabac ... Peut-être un peu trop axé sur ses tubes.

Rémo Gary au limonaire. Depuis le temps que j'en entendais du bien : J'y suis allé le mercredi 7 février 2001. Le programme annonçait : "Des textes rédigés au stylo habile ou à la machine à décrire, un musicien qui jase dans son dos, Rémo Gary sur la carte du tendre nous la joue irresistible...."
C'est exactement ça et c'est même mieux encore. Un grand moment : la reprise des Oiseaux de passage. En fait ce n'est pas une reprise mais une re-création car on a droit au texte de Richepin dans son intégralité et on se demande après comment Brassens a pu réussir couper les strophes entendues ce soir là. Rémo Gary interprète vraiment bien Richepin/Brassens, Couté (jour de lessive), et d'autres, je n'ai pas pu tout noter. Mais il interprète aussi Remo Gary qui est un auteur original, drôle, grave, tendre et incisif. C'est un poête qui montre toutes ces facettes là avec une simplicité et une gentillesse désarmantes. C'est du bon, du très bon, j'y retournerai. Voilà une bonne soirée.
Valérie Barrier au limonaire, le vendredi 26 janvier 2001.
Alerté par "quelqu'un de fiable" qui m'a dit que c'est très bien : j'y suis allé en ne connaissant rien du tout d'avance. Et j'ai eu un peu de mal à apprivoiser ses chansons. Avec le recul je me souviens que 2 m'ont vraiment touché, et que sur le souvenir de ces deux là je tenterai l'aventure une autre fois, de peur d'être passé à côté de toutes les autres.
Elle était accompagné à la guitare par Pierre Cherez venu en copain ce soir là (si j'ai bien pigé) pour remplacer au pied levé le guitariste habituel.
Emma la Clown au limonaire, le mardi 9 janvier 2001.
Elle devrait-être mondialement connue. Les 12 minutes en première partie d'Anne Sylvestre (voir plus bas) étaient très drôles, le spectacle dans son intégralité explore plein d'autres pistes. Comme dit Anne Sylvestre : on rit et puis on se demande si on a eu raison de rire.
http://www.annesylvestre.com/emma.htm
Antoine Tomé était au Café-Ailleurs, le jeudi 11 janvier 2001, accompagné par Asraël.
Le site du Limonaire annonce :
"entre saynètes insolites et chants d'ethnies imaginaires, Antoine Tomé nous invite dans un univers singulier, avec un instrument (le tricardon) qui ne l'est pas moins". C'est dans le mille et c'est mieux que ça encore. J'ai déjà développé le sujet. Guettez le et on y retourne à l'occasion.
Les Victor Racoin étaient à l'Auditorium St Germain (salle magnifique) du 11 décembre au 6 janvier 2000. Excellent choix de chansons et délire musical garanti. Il y a une page sur eux dans le Nadocyte, allez donc voir ce que j'en pense.
(J'y étais en famille et avec des amis le jeudi 28 décembre, 100 % de réussite, c'est toujours un excellent spectacle, je confirme et j'insiste, j'y suis retourné le vendredi 5 janvier : ça peut se voir plusieurs fois !)